Quand leurs lèvres s’unirent, ils n’étaient plus la femme du monde et le jardinier. La passion avait aboli leurs différences. Ils roulèrent ensemble sur le tapis. Elle le couvrait de baisers aussi brûlants et avides que les siens. Son pouls s’accéléra. Son corps se tendit et s’arqua sous les caresses de l’homme. Ces sensations ne lui étaient pas étrangères mais, pour la première fois, elle s’abandonna sans réserve et fit l’expérience de l’amour tel qu’il était censé être vécu : comme un plaisir fou et libérateur. Malgré la reddition de sa raison, elle ne resta pas passive. Son besoin, fort, primitif et impérieux n’avait rien à envier à celui de son compagnon. Les corps se joignirent, bouche contre bouche, excités et affamés. Elle ne se lassait pas de le toucher, de s’imprégner de lui, comme si elle n’avait jamais connu d’homme avant lui. Il se fondait en elle, emplissant son cœur et son esprit. Il prit ensuite son temps pour embrasser son front, son nez, sa bouche, son menton. Le sourire de la femme répondit au sien tandis que ses doigts descendaient vers ses hanches. Il grogna de plaisir au contact de tant de douceur et, tandis qu’ils sombraient tous deux dans un tourbillon, il pensa qu’il n’avait jamais connu de femme comme elle auparavant. |
17-09-2007, 17:17:37
Bise de Lucette
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