Les mots & L'émo
Le plaisir de partager avec vous des textes personnels et quelques textes d'auteurs que j'apprécie beaucoup. Entre fiction et réalité, entre vécu et rêvé ou simplement imaginé ... Ce que je ne vous dirai sans doute jamais, je vous l'écris.
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J’entretiens depuis longtemps une relation ambiguë avec les mots et l’émo. Il m’est, en général, très facile de m’exprimer sur papier et de laisser couler le fil de mes idées. Par contre, j’éprouve un réel problème à exprimer « verbalement » ce que je ressens. L’émoi, le ressenti, je ne les crie pas mais je les retiens en moi. Cela m’a parfois joué des tours et on peut ainsi me croire prétentieuse ou distante. Mais cela n’est qu’une façade qui cache une sensibilité à fleur de peau. Je vais donc essayer d’exprimer ici ce que j’ai tellement de mal à vous dire de vive voix.
La raison peut nous avertir de ce qu'il faut éviter; le coeur seul nous dit ce qu'il faut faire.
Les amants se perdront mais l'amour restera. Et la mort n'aura pas d'empire.
L'amour c'est la profondeur du silence lorsque les mots sont de trop.
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FERMER LES YEUX.
Et puis cette ombre au fond de l'ombre Et puis ces deux mains qui se nouent Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout Et puis cette ombre encore debout Le cri d'une sirène Quand le jour a déteint Parenthèse de peine L'oubli jusqu'à demain Longue secondes inertes Le corps à l'abandon Gestes lents, cigarettes Puis s'essuyer le front Vague regard au ciel Pour l'heure ou pour le temps Trop de pluie, de soleil C'est tout c'qu'il en attend Déjà loin de ses haines Aussi loin qu'il le peut Où ses rêves l'entraînent Quand il ferme les yeux Et puis cet otage sans cage Et puis tous ces hommes en essaim Son grave visage, maquillage, sans âge Et puis ces billets dans ta main Tu peux prendre ses lèvres Tu peux goûter sa peau Décider de ses gestes Même dicter ses mots Soumettre à tes plaisirs Tant que le compte est bon Arracher des sourires Même changer son nom Maître d'une apparence Possédant de si peu D'un vide, d'une absence Dès qu'elle ferme les yeux Quand la peine est trop lourde Quand le monde est trop laid Quand la chance est trop sourde La vérité trop vraie Comme un dernier voyage Pour y voir enfin mieux Enfin d'autres images Quand on ferme nos yeux Quand on ferme nos yeux - J.J. GOLDMAN
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Le chagrin est comme un grand trésor : on ne s'en ouvre qu'à ses intimes.
On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu'on aimera et l'autre moitié à quitter ceux qu'on aime (V. HUGO).
Aucun regret ne vaut le coup pour qu'on le garde en nous (P. OBISPO).
Le temps d'apprendre, le temps d'aimer, il faut tout rendre, tout laisser ...
On écrit bien mieux qu'on ne dit, on ose tout ce que la voix bânit ...

19-08-2008

Difficile de rester concentré ...

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Laure avait apparemment décidé de respecter ses engagements : elle évitait soigneusement de la déranger, se concentrant sur son travail.

Pour une fois, remarqua Alex, elle avait renoncé à porter une des minijupes qu’elle affectionnait tant et avait dissimulé ses superbes jambes sous un pantalon de toile brun.  Une veste coordonnée lui donnait un air très sérieux et respectable.

Malgré ces précautions toutefois, sa simple présence suffisait à perturber Alex qui avait le plus grand mal à en faire abstraction.  Tout son être réagissait à la proximité de la jeune femme.

Il sentait son parfum, léger et aérien, mais qui ne cessait cependant de l’obséder, s’imposant à ses sens en alerte.

Il percevait ses moindres mouvements.

Il entendait sa respiration régulière et les paroles étouffées qu’elle murmurait de temps à autre.

En fait, tous ses sens étaient en alerte et son imagination traîtresse reconstruisait ce qu’ils étaient incapables de percevoir.  Sans même avoir à la regarder, il imaginait l’expression de ses beaux yeux, la façon dont elle penchait la tête, dont elle prenait des notes, dont elle souriait lorsqu’une nouvelle idée lui traversait l’esprit …

Elle avait beau se montrer très coopérative, cela ne changeait rien au problème : sa simple présence l’empêchait de se concentrer sur le travail qu’il avait à faire.

Comment aurait-il pu se lire ou rédiger la moindre ligne à quelques mètres seulement de la femme dont il était en train de tomber amoureux.



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19-08-2008, 12:47:41 Kathelyne
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